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1er prix au Concours national de la plus grande menterie

20 Oct

Le 7 oct dernier, j’ai eu la chance d’être couronné le 13e maitre menteur au Festival de conte des Trois-Pistoles, Le rendez-vous des grandes gueules.

Si vous suivez mes nouvelles, vous devez déjà être familier avec le concept de concours de menterie, mais pour les non-initié voici une description en quelques mots.

Qu’est-ce que c’est un concours de menterie?

Un concours de menterie est un concours de conte.  Chaque participant prépare à l’avance une histoire créé de toute pièce, inspiré de faits réel ou faisant parti du répertoire traditionnel.  Les contes doivent être livrés à la première personne, donc avoir été « vécus » par le conteur et ne pas dépasser 7 minutes.  Un jury décide des gagnants.  C’est pas mal ça.

Selon Maurice Vaney, directeur artistique du Festival, cette édition ci du concours as été la meilleure de toute l’histoire du RVGG.  Et je suis d’accord, la compétition à été de haut calibre.  Tout les conteurs ont livrés d’excellents contes; des histoires touchantes et drôles, des contes inédits, adaptés, transformés ou totalement véridique, mais toujours dans un standard de qualité et une générosité envers le public.  Je tiens d’ailleurs à souligner la prestation de Dominique Lapointe, ami et Président du RCQ, qui lui a permis de rafler la seconde place.

Merci mille fois à l’organisation du Festival de Trois-Pistoles pour leur magnifique édition 2012 et leur implication envers le milieu.  On se reverra l’an prochain j’espère.

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Peaux Rouges, Peaux Blanches

14 Juin

Je joue présentement dans « Peaux Rouges, Peaux Blanche », un show de théâtre. Mon premier rôle A dans une pièce professionnelle. Je dirai une chose en commençant, ça pas été de tout repos.

À la première lecture j’ai eu un doute. Parce que, dans le show, je joue tout les « méchants » : Un voleur raciste ainsi que quatre religieux qui imposent leurs croyances, créent les pensionnats et déracinent un peuple (en somme du monde qui font leur job de missionnaire). La première fois que j’ai dit le mot « Kawich » devant le reste de l’équipe Innu (que je ne connaissant pas encore à l’époque), je me suis sentit quand même assez mal. Quand on as été rendu à la scène de la création des pensionnats, je me suis senti comme de la « marde » et à la fin de la lecture quand tout le monde est partie, j’étais convaincu que les Innus allaient m’haïr pour le reste de la production. Ce qui n’a heureusement pas été le cas.

Parce que même si je ne suis absolument pas raciste, ça ne changeait pas le fait qu’avant ce show là, je n’avais eu que très peu de contact avec des Innus (contact qui avait été créés grâce au conte). On a beau habiter sur dans la même région, sur le même territoire, à 30 minutes les uns des autres, ça ne change pas le fait que, pour la grande majorité des gens, les contacts avec les Innus sont rare, voir inexistants. Il a donc fallu s’apprivoiser les uns les autres pour voir qu’au fond on étaient pas si différent et que l’on était là pour la même cause : Porter le show.

Mais en fait s’était plus que porter une show, c’était aussi porter ses responsabilité face à l’histoire de nos peuples. Il y a beaucoup de vérités dures à entendre dans ce show là. On rit parfois, c’est sure, mais parfois on rit jaune et parfois un rit plus. Ça prend une part d’acceptation pour aller sur scène la bouche pleine de mots dures et vrai à l’encontre de son peuple. Mais je l’ai fait et ça fait du bien.

An final, je pense que j’aurai extrêmement appris dans cette aventure là. Ça m’aura aidé à mieux comprendre les spécificités du travail du conteur et faisant le travail d’un comédien. Quand on se compare on se comprend et c’est ce que j’aurai vécus avec la pièce : Comparer amateur et professionnel, comédien et conteur, être seul sur scène et dépendre du travail de l’autre, comparer la culture du Rouge et la culture du Blanc. J’aurai pas mal appris.

Hibernation

19 Avr

L’hiver a été long sur la Côte Nord, pis pas juste long, haut aussi.  Tellement haut qu’il y a eu de la neige jusque par-dessus le toit de la maison chez nous.  Sans provision ni pelle pour me creuser un tunnel vers la liberté, j’ai dû me plonger dans une hibernation forcée (ce qui explique le manque d’update sur le site).  Cela dit, même si j’avais eu une pelle, j’avais pas de raquette (ce qui fait que j’aurai calé rendu dehors (pis creux à part de  ça parce qu’il y avait comme 30 pieds de neige)).

Mais n’ayez crainte, le beau temps est revenu et la neige a fait place à mon beau gazon jaune de l’année passée.  C’est donc avec une grosse trace d’oreiller dans le visage que tape ces lignes et que je vous dit que c’est la dernière fois que je laisse la pelle dehors en novembre (ça pis je vais m’acheter des raquettes).

…Pis les updates vont être plus fréquentes.

L’amical des arracheurs de dents

28 Oct

Si vous faites parti du 99.9% de la population mondiale qui ne connaissent pas vraiment le mystérieux monde du conte, il y a des bonnes chances que vous ayez jamais entendu parler de concours de menteries.  Mais les concours de menteries c’est pas mal cool, ce qui prouve que c’est pas parce qu’on connais pas l’existence d’une affaire, que cette affaire là est pas incroyablement hot.

Donc pour vous situer, un concours de menterie, c’est un concours de conte.  D’habitude, il y a environ 6 ou 7 conteurs amateurs ou professionnels, chacun avec une menterie d’une durée donnée.  La menterie peut être basé sur des faits réels exagérés ou être totalement inventé à partir du néant et des mots contenus dans le dictionnaire.  Le gagnant est celui que les juges décident qu’il a gagné.  Et c’est pas mal ça.  Le public à du fun, les conteurs ont du fun, les juges ont du fun, le tout dure environ 1h30 et ça coûte presque rien.  Tout le monde est gagnant… surtout ceux qui gagnent.


L’Amicale des arracheurs de dents de Québec

Donc en fin de semaine passée je suis allé à Québec pour participer à l’amical des arracheurs de dents.  Le premier concours de menterie de Québec, organisé par Yolaine et Les amies Imaginaires.  Et sérieusement, c’était un succès.

(Paranthèse)

Pour ceux qui ne connaissent pas Yolaine, c’est une conteuse de Québec qui à aussi une compagnie de diffusion nommé Les amies imaginaires.  Mais contrairement à Marie-Mai qui n’a pas de famille, et donc pas de nom de famille, Yolaine à un nom de famille, il est seulement composé d’aucunes lettres connu et est prononcé de façons muette (Vous ne pourrez pas dire que je ne fait pas votre éducation.).

Là où l’Amical des arracheurs de dents a brillé, c’est dans l’addition de questions de la part des juges.  Après chaque conte, les jugent avaient droit à une question/commentaire chacun.  Grâce est cette simple décision, les juges ont passé du rôle de « Personnes qui nous jugent en silence » à « Véritables gladiateurs de la blague ».  De plus, une des questions posées par le propriétaire de la librairie St-Jean Baptiste a permis de faire découvrir l’existence du film biographique « Kenny » à un nouveau public prêt à être émerveillé par cette histoire inspirante (Ce qui est toujours un plus).

Mais une question vous brûle les lèvres, je les entend crépiter jusqu’ici: « Mais qui as gagné? »  Et bien l’Assistant dentaire (qui se trouve à être la deuxième place) à été attitré à Jean-Luc Boutin,  avec son histoire intitulé Des écureuils et des hommes, tandis que l’Arracheur de dents en chef as été Serge Lapointe, avec une histoire de chasse miraculeuse.  La troisième place est allé à nul autre que moi même.

Chose intéressante, le troisième place n’avait pas de nom fancy comme « chef » ou « assistant », c’était juste la troisième place.  Mais si on tiens compte de la hiérarchie normale d’un bureau de dentiste, je crois que la troisième place ferait de moi la madame de la réception du bureau de dentiste. C’est qui n’est pas mal nom plus comme titre.

Fait à noter, pour aider le public et les conteurs à attendre durant la délibération des juges, Yolaine a eu la géniale idée de nous faire la lecture d’un extrait du Zombie Survival Guide de Max Brooks.  Un livre que j’ai personnellement lu plusieurs fois par le passé et qui devrait être enseigné dans les écoles secondaires comme alternative aux cours de religions.


Épilogue

Alors qu’est-ce qui me reste de tout ça?  Et bien la troisième place  m’a mérité des chocolats de la chocolaterie Érico.  Et pour ceux que ça intéresse, ils étaient pas mal bons.  Ce qui me fait dire qu’une troisième place en chocolat est probablement une des meilleures sortes de places au monde.

Là dessus, je vais me garder des choses à dire à propos du Trois-Pistoles, parce que bien que ce concours là c’est passé avant, je vais en parler après.  Cherchez à savoir.

-Jérome Bérubé

Lancement du site

3 Sep

Salut tout le monde

Par la présente je lance mon site.  Pourquoi?  Parce que j’ai un bon bras de lanceur.  J’ai même gagné un trophée de fers, par équipe, dans un camping l’été passé.  Mais plus que ça pourquoi lancer « un site »?

Parce que de nos jours c’est ben fâchant d’aller dans l’internet pour trouver de l’information sur de quoi, pis de pas en trouver.  Admettons que tu cherches de l’info sur un restaurant; genre il est tard, un jeudi,  pis tu voudrais manger une poutine.  En dedans de toi tu te dis: « m’a aller voir dans l’internet, ils vont me le dire, comme ça j’aurai pas besoin de chercher dans l’annuaire, ce médium d’informations vétuste. ».  Pis c’est là que… tu te rends compte que la plupart des petits restaurants ont pas de vitrine dans le net… ils ont juste un numéro dans l’annuaire.

Fait que c’est pour ça que je lance un site: Pour ne plus faire partie des petits restaurants frustrants de ce monde.  Maintenant je vais être comme une chaine de restaurants.  Avec une site consultable à toutes heures du jour ou de la nuit.  Oui monsieur!  Tout qu’un homme!  Je sais mettre mes culottes à-terre, pis mon pied sur la table.  Tout pour vous rendre la vie plus belle.  Comme le dirait un pompier qui vient de sauver un bébé des flammes: « Inutile de me remercier, je n’ai fait que mon devoir. ».

-Jérome Bérubé